Le cabinet du Dr Saroukos, au 5 quai des Commandants Favier, accueille un nouveau médecin. À partir du lundi 2 novembre, le Dr Pauline Rosenberger y consulte comme médecin junior, en dixième année de médecine générale. Le cabinet l’annonce sur une affiche diffusée ces derniers jours : « Bonne nouvelle ! Notre cabinet accueille le Dr Pauline Rosenberger en tant que Dr Junior. » Les prises de rendez-vous sont ouvertes à tous, via Doctolib ou auprès du secrétariat.

Une dixième année, entre l’internat et l’installation
Dixième année : le compte peut surprendre, mais il est exact. Six années de deuxième cycle, trois années d’internat, puis cette année supplémentaire de médecine générale — la dixième, donc, avant l’installation en cabinet. Le Dr Rosenberger a déjà soutenu sa thèse : elle n’est plus interne, pas encore médecin de plein exercice.
Ce statut porte un nom depuis la réforme du troisième cycle : celui de « docteur junior ». Il existait déjà pour les spécialités depuis 2021. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2023 l’a étendu à la médecine générale, en créant une quatrième année d’internat que les étudiants devront désormais accomplir en cabinet de ville, et non à l’hôpital.
Qu’est-ce qu’un médecin junior ?
L’affiche du cabinet le résume en une phrase : « un médecin en formation, en 10e année de médecine générale, qui exerce au sein d’un cabinet de médecine générale, encadré par un médecin senior. » Autrement dit, un praticien qui consulte seul dans son bureau, mais dont le travail reste supervisé. Il prend en charge les patients en autonomie — le mot est sur l’affiche — tout en continuant à se former.
Concrètement, le Dr Rosenberger assure les consultations pour tous les âges et pour les pathologies courantes, assure le suivi des soins de ses patients, et peut compter sur un médecin senior qui reste joignable pour échanger sur un dossier et valider une conduite à tenir. Le dispositif s’appelle « autonomie supervisée » : le jeune praticien décide, mais il n’est jamais seul face à une situation délicate.

Ce qui change le 2 novembre
La date n’a rien d’un hasard local. C’est le 2 novembre que la quatrième année de médecine générale entre en vigueur partout en France. Quelque 3 700 jeunes médecins font leur entrée sous ce statut à la même date, répartis dans des cabinets, des centres de santé et des maisons de santé pluriprofessionnelles, selon les appariements arrêtés en septembre entre les universités et les agences régionales de santé.
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Le cadre est précis. L’année se déroule en deux semestres, à trois ou quatre jours de cabinet par semaine ; un docteur junior n’exerce pas plus de quatre jours, et une journée peut être consacrée à une mission sur le territoire — maison de santé, CPTS, Ehpad ou protection maternelle et infantile. Il perçoit une rémunération brute de 2 375 euros par mois, à laquelle s’ajoute une prime d’autonomie de 5 000 euros en fin de parcours, ainsi qu’une prime forfaitaire à l’activité. Il reste rattaché à son centre hospitalier universitaire et figure sur une liste spéciale du conseil départemental de l’ordre.
Pour le médecin qui l’accueille, l’engagement est réel : il faut avoir suivi une formation de quatorze heures à la maîtrise de stage, une e-formation de quatre heures propre au dispositif, déposer un dossier d’agrément, et dégager une salle de consultation. Le maître de stage perçoit en retour une compensation de 600 euros brut par mois et par étudiant. Le Dr Saroukos, médecin généraliste installé quai des Commandants Favier, remplit donc aussi ce rôle d’encadrant.
Un rendez-vous en plus, sans changer de cabinet
Pour les habitants, l’effet attendu est simple : du temps médical en plus, dans un cabinet qui existe déjà. Le dispositif a d’ailleurs été conçu pour cela. Les lieux de stage sont choisis en priorité dans les zones où l’offre de soins est la plus faible, et les docteurs juniors sont encouragés à participer à la permanence des soins ambulatoires. L’idée, à terme, est qu’une partie d’entre eux s’installe là où ils ont exercé.
L’affiche du cabinet, elle, s’en tient à la promesse pratique : « Une nouvelle étape pour vous accompagner au quotidien. » Les rendez-vous sont ouverts depuis le 2 novembre, sur Doctolib comme au secrétariat du cabinet. D’après l’annuaire de santé Alentoor, le cabinet du Dr Saroukos est conventionné secteur 1, c’est-à-dire aux tarifs de la Sécurité sociale.
Le dispositif ne fait pas l’unanimité pour autant. Plusieurs syndicats d’internes contestent une année jugée pensée d’abord pour l’accès aux soins et pour le budget, avec une rémunération calquée sur celle de l’hôpital alors que les jeunes praticiens factureront ensuite à l’acte. Le syndicat Jeunes Médecins a déposé un recours devant le Conseil d’État en juillet. À Port-Saint-Louis, en attendant, le cabinet rouvre des créneaux.
Pratique
- Quoi : consultations du Dr Pauline Rosenberger, médecin junior en 10e année de médecine générale, au sein du cabinet du Dr Saroukos.
- À partir du : lundi 2 novembre 2026.
- Où : 5 quai des Commandants Favier, 13230 Port-Saint-Louis-du-Rhône.
- Rendez-vous : sur Doctolib, ou auprès du secrétariat du cabinet.
- Pour qui : tous les patients, tous les âges, pathologies courantes et suivi des soins.
- Tarifs : cabinet conventionné secteur 1 selon l’annuaire Alentoor, soit les tarifs de la Sécurité sociale.
Sources : affiche du cabinet du Dr Saroukos, octobre 2026 ; dossier de Cegedim Santé sur le docteur junior en médecine générale, mis à jour le 5 octobre 2026 ; page de l’ARS Centre-Val de Loire sur la 4e année de médecine générale ; annuaire de santé Alentoor, fiche du Dr Angelique Saroukos ; nos informations pratiques sur Port-Saint-Louis-du-Rhône.
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