La caserne des sapeurs-pompiers de Port-Saint-Louis-du-Rhône a pris la parole, lundi soir, pour apporter « tout son soutien » à ses collègues et, en particulier, au sapeur-pompier professionnel grièvement blessé la veille dans l’exercice de ses fonctions. En cause : un tir par arme à feu survenu lors d’une intervention, dimanche 1er novembre, aux Pennes-Mirabeau.
Dans un message publié sur la page de l’amicale, les soldats du feu port-saint-louisiens condamnent « avec la plus grande fermeté cet acte odieux envers un collègue qui ne faisait que remplir sa mission de secours et venir en aide à la population ». « Nos pensées vont à lui, à sa famille ainsi qu’à l’ensemble de ses collègues. Nous lui souhaitons beaucoup de courage et un prompt rétablissement. »

Ce qui s’est passé aux Pennes-Mirabeau
Dimanche 1er novembre, les sapeurs-pompiers sont engagés sur un feu de véhicules aux Pennes-Mirabeau, près de Marseille. Selon une source policière citée par l’AFP, un individu ouvre le feu sur le camion de pompiers présent sur les lieux, blessant grièvement l’un des soldats du feu.
L’auteur présumé s’est ensuite retranché dans une caravane, ce qui a nécessité l’intervention du RAID. Il a finalement été interpellé. Selon le préfet des Bouches-du-Rhône, l’homme était déjà connu des services de police pour des faits de violence avec armes et présentait des troubles d’ordre psychiatrique. Le préfet et la préfète déléguée se sont rendus sur place.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réagi sur le réseau social X, exprimant « toute son indignation face à cette agression violente gratuite à l’encontre de nos pompiers qui s’engagent pour protéger ». Il a précisé que le pompier blessé avait été pris en charge.
« Ça suffit » : l’appel de la profession
Au-delà du soutien local, la journée de lundi a pris un tour national. Plusieurs organisations syndicales de sapeurs-pompiers ont diffusé un communiqué commun, titré « Ça suffit ! », appelant toutes les casernes de France à sortir leurs véhicules à midi précis, girophares et deux tons allumés, « pour dire d’une seule voix : ça suffit ».
Publicités locales
L’appel a été entendu : à midi, les sirènes ont retenti dans plusieurs casernes du pays. La caserne de Port-Saint-Louis-du-Rhône a relayé le communiqué, illustré par une photo de ses propres engins devant le bâtiment.
Une violence qui n’épargne plus les secours
Le sujet n’est pas nouveau, mais il s’est durci. Caillassages d’engins, agressions lors de transports de patients, tirs sur des véhicules de secours : les sapeurs-pompiers alertent depuis plusieurs années sur la banalisation des atteintes dont ils font l’objet. Le drame des Pennes-Mirabeau, par sa gravité, a fait basculer le débat : il ne s’agit plus seulement de dégradations matérielles, mais d’un collègue touché par balles pendant qu’il éteignait un feu.
Pour les petites casernes comme celle de Port-Saint-Louis-du-Rhône, l’enjeu est double. Il y a la sécurité des équipages en intervention, mais aussi l’effet sur les vocations : dans un territoire où le volontariat est le socle du modèle de secours, chaque agression décourage un peu plus ceux qui hésitent à s’engager.
Et maintenant ?
L’enquête devra établir les circonstances exactes du tir et le déroulement de l’intervention. Sur le plan syndical, la mobilisation de lundi ne devrait pas rester isolée : la profession réclame depuis longtemps des moyens de protection et une réponse pénale à la hauteur des atteintes commises contre les personnels de secours.
À Port-Saint-Louis-du-Rhône, le message de l’amicale se termine sans détour : « Nous condamnons avec la plus grande fermeté cet acte odieux. »

Sources : message de la caserne des sapeurs-pompiers de Port-Saint-Louis-du-Rhône, 2 novembre 2026 ; communiqué inter-syndical « Ça suffit » ; AFP, CNews, Nice-Matin, 1er–2 novembre 2026.
Vous cherchez un commerce ou un artisan a Port-Saint-Louis-du-Rhone ? Consultez l'annuaire complet des commerces et artisans de Port-Saint-Louis-du-Rhone<\/strong><\/a> sur Le Gabian.<\/p><\/div>




